Le Club de la Presse des Pays de Savoie a imaginé en 2006 un prix qui porte le nom de Prix Montagne / Philippe Révil en hommage à notre confrère, journaliste Savoyard disparu en 2005.
Ce prix récompense la meilleure contribution journalistique sur la montagne au sens large. Les candidats sont des journalistes, auteurs, producteurs, éditeurs, porteurs de la carte de presse ou non.
Le Prix Montagne/Philippe Révil est attribué dans trois catégories :
• La contribution journalistique la plus engagée, qui récompense un article ou un reportage qui sera
distingué par la prise de position de son auteur.
• La contribution journalistique avec un article, un reportage qui aura le mieux valorisé et représenté la montagne.
• Le coup de coeur du jury.
Un jury composé de membres du Club de la Presse des Pays de Savoie et des professionnels récompensera cette année encore les meilleurs articles et reportages audiovisuels.
Le palmarès 2010 sera révélé le vendredi 19 novembre dans le cadre du Festival International des Métiers de la Montagne qui se déroulera à Chambéry.
Télécharger le règlement et la plaquette (PDF) Prix Montagne 2010
Le dépôt des candidatures est ouvert. La date limite d’inscription est fixée au 20 octobre 2010.
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Congrès – Les Ateliers du Club de la Presse
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Retour sur les ateliers du Congrès d’Aix les Bains.
Atelier 1
« Affirmer le rôle des journalistes dans l’évolution actuelle des médias »
Avec Jérôme Bouvier, médiateur de Radio France, organisateur des Assises du journalisme et Philippe Merlant, rédacteur en chef de La Vie, co-auteur de « Médias, la faillite d’un contre-pouvoir ».
Animateur : Romain Hugon, journaliste ; Club de la presse des Pays de Savoie
La présentation par Romain Hugon du « Baromètre confiance dans les médias », réalisé par TNS-Sofres/ La Croix en janvier 2010 a donné le ton : une nouvelle fois la crédibilité des journalistes, mais aussi leur indépendance par rapport aux pouvoirs politiques et économiques sont mises en cause. La radio reste le média le plus crédible et Internet le moins crédible. Un jugement qui varie selon l’âge, la profession et l’utilisation d’Internet.
Parmi les résultats de ce sondage, un autre élément a retenu l’attention des participants : à propos du traitement de quelques évènements cités, les sondés ont estimé qu’on avait trop parlé notamment de la grippe A, de la maladie de Johnny Halliday, du décès de Michael Jackson, de la main de Thierry Henry…
En revanche, ils ont regretté la sous-médiatisation de la réforme des collectivités locales, des Etats généraux de la presse, du sommet sur la faim dans le monde… Autrement dit, ont résumé des participants, le public dénonce la trop grande présence du people dans les médias, au détriment de sujets économiques, sociaux, sociétaux.
A partir de là, le débat s’est engagé avec l’ensemble des participants. Sujet récurrent : le rôle néfaste des grands groupes de presse tenus par des industriels dont les activités n’ont aucun rapport avec l’information. Toutefois, pour Philippe Merlant, il s’agit moins de pressions directes des actionnaires que de marchandisation de l’information, de poids du marketing dont les responsables ont tendance à dire « le lecteur veut ça » parce qu’un article people a fait vendre, sans essayer si autre chose ne ferait pas encore plus vendre…
A la tribune comme dans la salle, des intervenants ont déploré le recul ou même l’absence du journalisme de terrain, ce qui suscite en partie la défiance du public. On a parlé de « journalistes assis » qui passent plus de temps à lire ou écouter leurs confrères qu’à mener leurs propres investigations. D’où la similitude des sujets traités. On a aussi parlé du poids des papiers «pratiques » – sondages, recettes, palmarès (hôpitaux, régions de France, etc.)- qui ne relèvent pas d’un travail réellement journalistique, ou encore de la « dictature de la maquette » qui fait qu’on remplit des cases ou, pire, qu’on « bouches les trous entre les pubs ».
Enfin le recul du pouvoir des journalistes au sein des rédactions a été évoqué, avec notamment la fin des conférences de rédaction qui réunissaient l’ensemble de l’équipe des journalistes, alors qu’aujourd’hui il s’agit le plus souvent de réunions de chefs. De même, la transmission des fondamentaux du métier et de ses valeurs n’est plus ou beaucoup moins faîte par les aînés.
Au niveau des solutions, la nécessité de l’intégration de la charte des journalistes dans la convention collective – toujours refusée par les patrons de presse – a été une nouvelle fois mise en avant. D’où l’établissement d’un nouveau code dit « Frappat » (suite Etats généraux de la presse). Celui-ci est assez critiqué au sein de la profession car plus limité que la charte au niveau des droits des journalistes. Certes, il est amendable, mais il n’a pour l’instant pas encore pu être négocié avec les employeurs.
On a alors souligné la nécessité d’une mobilisation plus active et plus collective non seulement au sein des rédactions – un journaliste seul peut difficilement résister sans conséquences pour lui – mais à l’extérieur en rapprochant syndicats, sociétés de journalistes, clubs de la presse… Et aussi en débattant avec le public, les lecteurs. « Il faut prendre la parole sur la place publique », a insisté Jérôme Bouvier. A ce sujet, le rôle des clubs de la presse a été cité pour rapprocher justement localement les journalistes et le public.
Face à l’instantanéité, l’insuffisance de temps pour enquêter, vérifier, recouper les infos, Jérôme Bouvier a préconisé un retour à la « slow info ». Mais là encore il faudra se battre pour convaincre les employeurs.
Atelier 2
Journalisme dans les médias numériques
Avec Yannick Estienne, professeur en sciences de l’information et de la communication et Pierre France, journaliste au site Dernières Nouvelles Alsace
Animateurs : Fabien Franco et Gérard Fumex, Club de la Presse des Pays de Savoie
Quatre problématiques ont été abordées au cours de cet atelier
La première : pratique professionnelle du journaliste et le respect de l’éthique, de l’info dans les médias numériques.
Pour Yannick Estienne, intervenant de l’atelier, professeur en sciences de l’information et de la communication à Grenoble, on va vers la polyvalence (photo, son, vidéo,…) et vers une contraction du temps, pour satisfaire la création d’un flux continu d’infos. On est dans le bouclage permanent, l’éditorialisation permanente et donc dans l’accélération de la circulation de l’info, du coup moins de vérification et pas de recul. Conséquence pour les journalistes : travail rapide, vitesse d’exécution, manque de professionnalisation technique car souvent manque de formation appropriée.
Résultat confirmé par les témoignages et interventions des participants à l’atelier : info peu fiable, de mauvaise qualité, incomplète, remaniée ou réactualisée en permanence.
Pour les journalistes du desk : éloignement du terrain, sédentarisation, plutôt un travail de réécriture, de formatage web avec un sentiment de déqualification, d’être un journaliste au rabais. L’évolution possible pour le desk serait l’enrichissement de l’info par la cherche de liens, d’infos originales complémentaires, de vidéos, de sons, etc..
Cela pourrait répondre à la nécessité de capter une denrée devenue rare : l’attention du public, en particulier du public jeune. Attention cependant au risque de dérive vers une production trop marketing.
Conclusion : constat d’une évolution vers un journalisme touche à tout, sans moyens, induisant superficialité et la surcharge du travail (les forçats du web) au détriment de la qualité.
La Seconde problématique : les contenus de sites d’infos
Yannick Estienne fait le distinguo entre le contenu des sites liés ou non à des médias. Sur internet on se regarde en miroirs qui réfléchissent l’info d’un site à l’autre. Dans les contenus de moins en moins de textes et de plus en plus d’images et de sons. Nette tendance au « soft news » (contenu léger, pas compliqué), au story telling où la narration implique la vidéo, les « pom » petits objets médiatiques, de diaporamas, etc. A noter que cela influe même sur les maquettes de médias écrits (ex le Monde, les Dernières nouvelles d’Alsace, qui adaptent un contenu papier en liaison avec le web).
Il peut y avoir de nouvelles formes de présentation comme le web documentaire interactif avec entrées multiples ou des produits hybrides ( « sérious game » où l’internaute se met en scène au milieu de l’actualité).
Là aussi on retrouve la simplification d’une info sans cesse remaniée, concept d’info minute, vite périmée, avec absence de synthèse et de recul.
Même si les situations évoluent, tous les témoignages montrent que le web est entré par la mauvaise porte dans la rédaction des grands médias qui l’ont d’abord conçu comme une occupation du terrain dans un contexte économique critique de la presse. C’est davantage à l’absence de moyens qu’il faut attribuer la médiocrité des contenus plutôt qu’au manque de compétence des journalistes.
En troisième réflexion, la relation entre les journalistes et les internautes.
Internet devient-il un lieu d’expérimentation articulant la rue et le cyber espace ? le public intervenant sur l’actualité partage ses connaissances avec un pratique amateur et professionnelle. Certains intervenants peuvent être plus spécialisés que les journalistes qui ont moins la maîtrise de l’info et doivent modifier leurs pratiques quasiment en direct. Internet est devenu la nouvelle agora à l’accès facilité pour tout le monde par un simple clic via des réseaux, des espaces éditoriaux numériques mis à disposition des internautes ( agora vox, ohmynews, …).
Certains se contentent d’agréger des contenus d’origines multiples et sans rigueur journalistique. la piste suivie par des sites types rue 89, Médiapart, Backchich, …, s’oriente vers l’addition de contenus générés par l’utilisateur, les experts et par les journalistes. Quant aux sites de grands médias, l’aspect citoyen et participatif ne leur permet pas de redore leur blason car l’’expertise est encore monopolisée par les éditeurs. Le pouvoir des citoyens et l’intégration de la parole des internautes restent du domaine du fantasme.
La quatrième problématique : modèles économiques et financement
On se heurte à la culture de la gratuité très ancrée dans le monde de l’internaute. C’est une difficulté de taille pour le financement des médias du web. On a tout essayé : gratuit, payant, vente archives, banque contenus enrichis, etc.. Dans les grandes rédactions on fait le pari du paiement (abonnement ou paiement à l’acte) facilité par les nouvelles technologies de paiement au clic. Autrement on peut avoir recours au financement d’enquêtes sous forme de mécénat, de souscription collective (concept du journalisme à louer), de financements publics indirects (via une taxe sur les gros fournisseurs d’accès) ou directs pouvant aller jusqu’à l’aide au financement de plate-formes indépendantes de journalistes en lien avec une information d’intérêt public et citoyen.
Il existe aussi des sites d’infos militants trouvant un autofinancement y compris via des infos services de collectivités locales.
La clé reste la multiplication des sources de financement mariant pub, mécénats, dons, abonnés, subventions publiques, services, vente de contenus.
Atelier 5
Une formation professionnelle accessible à tous
Intervenants : Valérie Pailler du Centre de Formation des Journalistes, centre de formation et de perfectionnement des journalistes et Nordine Nabili, directeur de la prépa de Bondy pour l’école supérieure de journalisme de Lille.
Animateur : Bruno Fournier, Valérie Pailler 41 ans. Journaliste à travailler dans la PQR pendant 15 ans. Elle a démarré par une radio associative et a compris très vite l’importance de suivre une formation en école de journalisme.
Nordine Nabili 42 ans, journaliste depuis 15 ans. A fait des études de sociologie. En 1991, il commence la radio avec Jérôme Bouvier, une radio associative avec une vraie politique de s’approprier le territoire. Il était intéressé d’arriver dans une ville et d’avoir des outils pour s’approprier le territoire.
Nordine Nabili rappelle que l’expérience de Bondy blog est partie de journalistes Suisses qui ont installé dans un quartier de Bondy, un local pour faire parler les jeunes. Bondy blog fait 500 000 connexions par an. L’américain Yahoo a suivi. Puis un groupe franco-suédois. Il se demande où est la presse française dans cette expérience laboratoire ? Cette dernière trimbale le Bondy blog, comme un caillou dans une chaussure. Pourtant quand des journalistes veulent faire un reportage sur les banlieues, ils prennent un jeune du Bondy blog qui leur parle des banlieues, en contrepartie, le jeune se forme avec l’aîné au métier de journaliste. Aujourd’hui Bondy blog forme en prépa 20 jeunes qui s’apprêtent au concours d’entrée d’une école de journalisme.
Faut-il se former dans une école ou apprendre sur le tas ? Le débat commence ainsi puis embraie sur les conditions d’accès à la formation de journalisme. Des formations en complète mutation pour répondre à l’évolution du métier. Ainsi, des journalistes s’intéressent depuis peu aux formations en marketing. Ils doivent se former sur des postes où avant ils étaient deux ou trois comme en audiovisuel et où, maintenant ils sont seuls. Sur les 37 000 journalistes en France, dont 8 000 pigistes, 3 000 se forment chaque année.
Nordine Nabili souligne que 15 à 18 % des journalistes détendeurs de la carte de presse sortent d’une école. Jacqueline Papet modère ce chiffre. Une chercheuse à ASAS travaille sur la promotion 2009 et donne un autre pourcentage. La carte de presse est attribuée à 64 % de jeunes sortant d’écoles reconnues ou non reconnues.
Valérie Paillet souligne la naissance en 1946 du CFPJ par un couple de résistants pour contrecarrer les erreurs durant la guerre. En 2003, le CFPJ a été racheté par le groupe éditions-formation-entreprise (EFE)
Le CFPJ fait des formations initiales et continues.
En 2009, 830 candidats se sont présentés pour 29 étudiants admis. En 2005, 55 étudiants accédés à cette formation. Une diminution nécessaire pour permettre à chaque élève de bien se former et de trouver un emploi à la sortie des études.
En 2007, une première formation en apprentissage a débuté. Expérience renouvelée cette année, en mixant 50 % d’étudiants classiques à 50 % d’étudiants en apprentissage (au statut salarié) qui ont des cours communs. Cette évolution marque le souci d’efficacité et de diversité sociale. Autre évolution, la formation multimédia depuis 2006.
La formation ne répond pas toujours aux attentes. Les élèves se spécialisent la deuxième année alors qu’à l’opposé, les rédactions attendent des jeunes de savoir tout faire, d’être polyvalents.
La formation continue bouge aussi. Il faut la morceler. La faire plus courte avec le même contenant. On revient aussi aux fondamentaux depuis un an et demi. Faire les titres, trouver des angles, écrire un commentaire en audiovisuel mais aussi sur des nouveaux enjeux : management des multimédias, formation en veille éditoriale, nouveaux systèmes éditoriaux qui envoient à l’imprimerie, sur internet et sur le mobile en même temps, référencement, langage HTML…
Avec la crise, Valérie Pailler souligne aussi les reconversions ou des journalistes qui agrandissent leur champ de compétences : écrire un scénario, animer des débats…
L’accessibilité pour tous, certains trouvent cela de l’utopie. Avec des coûts d’inscriptions au CFPJ de 3 500 euros l’année. Une année scolaire coûte 12 000 euros par élève à l’école. Le CFPJ se mobilise pour que les stages des jeunes soient rémunérés. De plus, ils accueillent actuellement 20 % de boursiers. La loi en exige 30 %. Entre études, logement, voyages d’études, il faut compter 15 000 euros pour les deux années d’étude. La discrimination est déjà là.
Dans la salle, il est rappelé que huit universités sont gratuites, également accessibles sur concours, avec des coûts de 300 euros par an.
Une licence professionnelle existe depuis 2006, elle se prépare en une année.
Philippe Merlant fait part de son expérience. Il est coordinateur de Reporter Citoyen dans trois villes de banlieue. 30 jeunes sont dans chaque ville. Seulement aucun ne rentrera dans des grands titres.
Même son de cloches avec Jérôme Bouvier : sur les 34 étudiants qui sont passés à Radio France, en stage de prépa, aucun ne sera salarié de Radio France. Les rédactions doivent bouger et les accepter. Même retard dans la presse écrite dans cette diversité.
Jacqueline Papet rappellent que cette situation est exactement la même que celle vécue par les femmes 40 ans auparavant quand elles sont arrivées dans les rédactions. Pourtant, elles ont apporté beaucoup de choses. Les jeunes qui viennent d’autres classes sociales ou ceux qui viennent de la ruralité vont changer les choses.
Pour les formations continues, le DIF est en place depuis 2004. Chacun dispose de 20 heures de formation continue par an, soit 120 heures de DIF cumulées. 80 % des entreprises ne les ont pas utilisées. Pour les pigistes, Médiafor collecte les fonds de la presse écrite et l’Afdas pour l’audiovisuel. Le CFPJ a mis en place des formations depuis un an.
La VAE est-elle proposée aux salariés ?
Le CFPj n’est pas centre de validation pour la VAE. Il fait un module de complément si besoin. Jacqueline Papet rappelle que les universités sont obligées de pratiquer les VAE. Le diplôme est rarement obtenu en entier. Il manque souvent un module, radio, télé…
Bruno Fournier souligne que chacun d’entre nous doit aussi transmettre tous les jours.
Romain Hugon note qu’en Savoie, le club de la presse des Pays de Savoie a organisé des formations spécifiques à la région : la neige, la montagne, les industries chimiques, pour avoir un langage commun avec les interlocuteurs.
Atelier 6
Communiquer juste pour une meilleure information
Intervenant : Rodolphe Ocler, professeur à l’ESC de Savoie.
Animateurs : Robert Guiguet et Raphaël Sandraz, Club de la presse des Pays de Savoie
L’atelier s’est déroulé dans une ambiance animée où chacun a pu faire part de son expérience.
La fonction de la communication a amorcé la réflexion : pour qui communiquer ? pourquoi communiquer ? Si dans un premier temps, les différences entre le monde de la communication et celui du journalisme ont été rappelés, c’est sur les points communs de ces deux mondes que le débat a été amorcé. Le constat d’un lien fragile et complexe qui lie le communiquant au journaliste a été fait. Rodolphe Ocler a donné sa définition de la communication soulignant qu’ »elle est une intention propre à chaque homme de communiquer. » L’importance de poser clairement les enjeux de la communication au risque de mal communiquer et d’émettre des messages contradictoires et nébuleux a été rappelé.
C’est ensuite le contenu de la communication qui a été interrogé avec l’exemple du storytelling ou comment donner du sens à sa communication par le biais de la narration. Selon Rodolphe Ocler « une communication qui vise à séduire la cible à laquelle elle s’adresse ». Le risque d’un décalage avec la réalité a été mis en lumière dans ce type de communication.
Un participant de l’atelier n’a pas manqué de provoquer l’assemblée en réduisant la finalité de la communication à sa plus simple expression : vendre. Le rappel d’une communication institutionnelle qui vise d’abord à informer le citoyen, puis à donner à comprendre le sens de l’action politique, et en dernier lieu à susciter l’approbation a tempéré les propos. A été fait la distinction entre communication institutionnelle et communication commerciale.
Adapter le discours aux journalistes, l’instauration d’une relation de confiance entre les communicants et les journalistes sont apparus comme étant une nécessité dont les uns et les autres ne peuvent faire l’économie au risque de ne pas pouvoir dépasser les clivages. Des exemples concrets ont été donnés.
La question du comment ?
L’efficacité et la pertinence des points presse ont été évoquées comme le moyen d’une communication crédible. La professionnalisation des relations presse au sein des entreprises répond aussi au comment. Les participants se sont accordés à dire que la notion de respect, le refus du clientélisme, d’une trop grande proximité avec les pouvoirs économiques et politiques, et une relation de confiance sur la durée favorisent une communication juste.
Remarque a été faite que si les journalistes ne doivent pas « verser dans la parano », il convient aussi pour les entreprises d’accepter de communiquer en temps de crise. Cela a été l’occasion de plébisciter « moins d’informations racontées et plus d’informations expliquées ».
En conclusion, mention a été faite de la faiblesse de l’industrie de la presse, » la presse n’est pas une marchandise », une situation qui ne facilite pas les liens entre communicants et journalistes. Au final, force a été de constater que journalistes et communicants ont besoin les uns des autres.

